Qui sommes-nous ?

Le projet de "La Caussenarde"

Valoriser la laine de la Caussenarde dès la tonte :

  Primitivement, on élevait cette brebis pour la laine, on privilégie maintenant la production de viande par des croisements Causse du Lot / bélier Ile de France destinés à améliorer sa conformation bouchère au détriment d’un patrimoine génétique unique.

Depuis des dizaines d’années, le marché de la laine est mort. Cette ressource n’a plus de débouchés, donc plus aucune valeur. 

Démonstration de tonte lors du stage de trie à la ferme de Péchaud (Avril 2011)

  En soignant la tonte, on valorise la laine qui se vend un meilleur prix. Au sein de l’association, des éleveurs et des bénévoles trient  la laine de leurs brebis caussenardes. Après une tonte propre, sans blesser l’animal et abîmer la laine, les toisons sont classées, les portions souillées ou tâchées par le marquage sont séparées de celles plus propres, tout comme les différentes catégories.En 2010 la laine en suint non triée était payée 40 cts d’euro le kilo ; aujourd’hui, la laine triée, classée par catégories est vendue, dans la meilleure catégorie, 5 euros/kg en vente directe. La Caussenarde ne produit pas de la mauvaise laine, simplement il y a de multiples utilisations pour différentes laines.

Stage de tri à la ferme de Péchaud (Avril 2011)

Les qualités naturelles de la laine permettent des débouchés dans de nombreux domaines : isolation, literie, textile…

  Notre association a été créée dans le but de valoriser la brebis Caussenarde grâce à des produits lainiers de qualité : matelas pour un sommeil sans allergie, couvertures tissées ou piquées, couettes, fil à tricoter… en constituant une filière laine cohérente et en tentant d’installer des circuits courts de transformation et de vente.

  L’association défend  la conservation de la Caussenarde dans son biotope naturel. Son élevage a façonné le paysage du causse : murets de pierres pour limiter les parcelles, lacs de St Namphaise comme abreuvoir, entretien des herbages et des sous-bois… 

 Possibilités infinies de créations de la laine :

  Filer et tisser la laine sont parmi les premiers gestes qu’apprit l’humanité, avec l’invention de la quenouille et de la navette. Comme toute activité manuelle et artistique, le geste aide à structurer sa pensée, délasse et apporte beaucoup de plaisirs tactiles et sensoriels. La laine et le fait-main connaissent un véritable renouveau. Après le fuseau et le rouet d’antan, ce sont aujourd’hui de jeunes créatrices qui viennent à nous pour affiner leur choix de travail, découvrir des gestes ancestraux et développer une dynamique des laines locales. Pour elles, la laine est un produit d’avenir. Les gestes pour le filage, le tissage sont les mêmes depuis la nuit des temps.

  De la laine au fil, de la matière brute au produit fini, elles offrent des créations gaies et contemporaines. En mélangeant différents matériaux, végétal, minéral etc… elles explorent des pistes originales afin d’apporter de nouvelles perspectives à l’utilisation de la laine. Notre défi est de démultiplier cette dynamique à travers des actions qui vont de la connaissance de la matière, à l’échange de savoir-faire en passant par  l’animation de manifestations et de formations.

 Nous sommes acteurs et non plus consommateurs passifs, nous saisissons toute la valeur de ce que nous créons, nous échangeons nos connaissances et nos informations que nous soyons créateurs ou éleveurs.

  Donc tous les membres de notre association se fédèrent autour des mêmes objectifs:

  • Organisation collective et entraide
  • Structuration de circuits courts de commercialisation
  • Expérimentation de pistes innovantes de transformation de la laine

A travers la laine de la Caussenarde, c’est toute une identité culturelle qui s’ouvre au monde d’aujourd’hui .