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La brebis Caussenarde

Sa spécificité  est  sa résistance naturelle à la piroplasmose, parasitose mortelle qui sévit dans notre région. C’est sans doute cette qualité qui lui a permis de résister à toutes les tentatives de croisements industriels qui ont tant fait de mal à de nombreuses races rustiques, allant jusqu’à en faire disparaitre un grand nombre.

Son défaut majeur : une mauvaise conformation avec des gigots longs et plats. Celui-ci est largement compensé par une viande savoureuse, très appréciée des gourmets.

Le nez dans la toison ...

Elle est aussi très désaisonnée, ce qui permet d’avoir des agneaux à vendre quasiment tout l’année, particulièrement entre Noël et Pâques.

Elle n’est pas vorace, ce qui est une qualité en période de disette, mais elle gaspille beaucoup en situation d’abondance. C’est une « fine gueule ».

Sa grande taille lui permet de mettre bas ses agneaux très facilement, y compris en croisement avec Berrichon, Charolais ou Iles de France. En race pure, les premiers jours de l’agneau sont un peu difficiles et demandent de la surveillance. Après quoi, ils sont très faciles à élever.

Sa laine est assez grossière, solide et agrémentée de poils de jarre assez abondants, d’où son touché un peu rugueux, surtout si on vient de caresser un mérinos.

Les toisons pèsent entre 1.5 et 2 kg brut. A ma connaissance, elles n’ont jamais été « mérénisées », sans doute à cause de la piroplasmose. C’est une excellente laine à matelas, grâce à son gonflant (ou résilience). Toutefois, on peut faire du fil avec les toisons les plus fines. A une époque récente, les meilleures toisons étaient exportées vers l’Angleterre pour la fabrication de tweed.

Pierre Réveillac (moutonnier à Livernon)